La
Société du Pipeline Sud-Européen (SPSE) assure l'approvisionnement des
raffineries et d'une plate-forme pétrochimique sur l'axe Fos-Karlsruhe
(769 km) réparties sur 3 pays (France-Suisse-Allemagne).
Le transport actuel, de l'ordre de 23 millions de tonnes par an,
représente en "tonnes.kilomètres" plus de 30 % du transport de pétrole
brut par pipeline en Europe.
D'autres pipelines complètent le réseau européen qui est en mesure, à
partir de la Méditerranée, de la Manche et de la Mer du Nord, d'assurer
l'approvisionnement de l'ensemble des raffineries de l'intérieur
implantées en Europe occidentale.
Fos sur Mer, le 09/09/2009 :
Communiqué de presse SPSE
tient à rappeler qu’à ce jour les analyses conduites n’ont pas révélé
de pollution de la nappe phréatique susceptible d’engendrer des risques
sanitaires.Les analyses réalisées à ce jour et
communiquées aux autorités de tutelle ont révélé des traces
d’hydrocarbures dans la nappe phréatique sous la zone de la fuite.
Les
puits de captage d’eau potable sont éloignés d’une distance d’au moins
5 kilomètres et ne se situent pas dans le sens de l’écoulement de la
nappe. De ce fait, il n’y a pas de menace pour l’alimentation en eau
potable des collectivités concernées.
Des analyses complémentaires sont prévues dans les jours à venir.
SPSE
rappelle par ailleurs que pour ce chantier de dépollution, elle agit en
concertation et sous le contrôle permanent des services compétents de
l'Etat et des organismes régionaux et qu’elle utilise les services des
meilleurs spécialistes français en matière de traitement des pollutions
et de la protection de l’environnement.
SPSE a agi en tant
qu’industriel responsable et en complète transparence, tout en tenant
compte, parallèlement des règles relevant de la procédure judiciaire en
cours et des règles de sécurité.
Fos sur Mer, le 07/09/2009 19h00
Point sur le chantier de dépollution et la dépollution En
préambule, nous tenons à rappeler que la zone touchée par la pollution
est une zone placée sous l’autorité de l’administration judicaire et
que toute action, quelle qu'elle soit, la concernant, doit être
validée, au préalable, par Madame la Juge en charge de l’Instruction.
Par
ailleurs, les conditions de mise en œuvre de ce chantier, ont été
compliquées car il a fallu, dès que les administrations ont autorisés
le démarrage des opérations de dépollution, installer très vite un
chantier important
Ce chantier a nécessité le travail de
nombreuses sociétés différentes engendrant une co-activité
humaine et matérielle. Tout cela s’est fait en respectant des
dispositions de sécurité drastiques et dans des conditions
météorologiques difficiles.
Ce chantier installé dans une grande
urgence car l'objectif était de limiter le temps de présence des
hydrocarbures d’une part pour éviter une extension de la pollution par
pénétration dans le sol, d'autre part pour en faire un maximum avant un
épisode pluvieux qui aurait dégradé la situation.
Force est de
constater, que la mise en route a été compliquée et que toutes les
dispositions évoquées dans le protocole n’ont pas été respectées, les
premiers jours, dans leur intégralité malgré les nombreux rappels
auprès des sociétés que nous utilisons.
Néanmoins, par des échanges
fréquents entre les représentants de la Réserve Naturelle et les
équipes de SPSE et la mise en place d’une réunion hebdomadaire de
chantier, les choses se sont petit à petit améliorées et l’on peut
aujourd’hui constater que de nombreuses précautions sont prises pour
que les impacts du chantier soient limités au maximum.
Pour cela
un sens giratoire de circulation des véhicules est instauré, les pistes
de circulation ont été réduites pour éviter tout croisement ou
dépassement qui dégraderait les bas-côtés, des bâches de protection ont
été placées sous les véhicules en stationnement, les camions entrent
par convoi pour éviter des passages intempestifs ; la piste est
préalablement arrosée pour éviter au maximum le soulèvement de
poussière, le chantier a été interrompu samedi dernier pour éviter que
le vent ne transporte également trop de poussière du chantier …
SPSE
reste vigilent aux différentes demandes et remarques des représentants
de la Réserve Naturelle et s’attache à faire respecter à l’ensemble des
intervenants les consignes qui en découlent.
Un projet de mise en
place d’une exposition sur la base de vie du chantier est actuellement
étudié par la Réserve et SPSE dans cet objectif de sensibilisations des
personnels du site aux enjeux de cette Réserve Naturelle.
En ce qui concerne le terres polluéesD’abord une première estimation …Cette
estimation a été faite à l’aide des sondages les 9 et 13 aout derniers
; les chiffres qui en ont découlés ont été les suivants :
· Surface de 5 hectares
· 40 cm de profondeur impactés en moyenne
· Taux de pollution allant de 3 à 9 %
· Quantité de terres à transporter et à éliminer : 36 000 T
La surface avait été découpée en 3 zones :
· Zones 1 et 3 (zone au nord et zone au sud de la zone centrale de pipes)
Ces
zones sont actuellement totalement excavées et les terres
correspondantes seront évacuées d’ici quelques jours. Cette opération a
nécessité un flux de camions importants
· Zone 2 : c’est la zone la plus délicate car :
o il y a la présence de 5 pipes en parallèles
o
l’impact de la pollution au niveau des terres se trouvant sous les
pipes n’a pu encore être approché. Cette zone devrait être investiguée
prochainement dès accord des autorités judiciaires.
… puis une estimation complémentaire à venir.En effet, une estimation complémentaire est nécessaire pour les raisons suivantes :
·
Le démarrage des terrassements dans la zone des pipes va permettre une
meilleure connaissance de la zone impactée. Jusqu’à présent cette zone
n’avait pas pu être « approchée » pour des raisons de sécurité
(réparation du tube pour pouvoir creuser en dessous).
·
Sur une partie des zones 1 et 3, la pollution est plus profonde par
endroit. Cela est dû à la méconnaissance préalable de la typologie du «
poudingue » qui par endroit est un peu plus profond que 40 cm, ainsi
qu’à une progression par imprégnation. Nous ne pouvons d’ailleurs que
regretter le délai de 10 jours nécessaire pour obtenir l’autorisation
de commencer l’excavation des terres.
Ce volume de terres complémentaire sera certainement très significatif.
Filières de traitementLa
solution retenue pour le traitement des terres est le passage par une
aire de stockage temporaire. Depuis cette aire de stockage, les terres
issues des camions sont analysées et la filière la mieux adaptée à la
concentration en hydrocarbures du chargement est mise en œuvre.
En ce qui concerne l’eauNappe phréatique4
piézomètres ont été installés tout autour du site afin de contrôler
l’état de la nappe phréatique à proximité de la zone. Des prélèvements
et analyses sont réalisés deux fois par semaine. Les résultats sont les
suivants : des signatures (trace) en hydrocarbures sur certains des
piézomètres ont pu être relevées.
Il s’agit aujourd’hui de mieux
caractériser la nappe en amont de la zone de fuite. Pour cela un
nouveau piézomètre en amont hydraulique sera réalisé et la part de la
pollution imputable à la fuite SPSE pourra être déterminée.
Par
ailleurs, une Campagne de prélèvements et d’analyses faite sur les
puits et captage d’eau potable à proximité ne révèle aucun signe de
pollution.
A noter qu’un protocole de traitement de la nappe
phréatique est en cours de validation qui pourrait être mis en œuvre en
cas de pollution avérée.
Eaux de ruissellementUn
protocole de Gestion des eaux pluviales a été validé et mis en œuvre.
Ce Protocole permet de palier les conséquences d’un épisode pluvieux
sur la zone souillée (augmentation de la surface impactée et/ou
pénétration plus rapide du produit dans le sol).
BiodiversitéFloreDes prélèvements ont été dernièrement réalisés et sont partis pour analyse des impacts éventuels.
FauneDes prélèvements sont prévus cette semaine pour mesurer les impacts éventuels de la pollution sur la faune.
Point d’étape des travaux au 4
septembre 2009
Le tube du Pipeline, ayant causé l’accident du 7 août
dernier, a été remplacé. Deux autres tubes présentant des caractéristiques
similaires au tube endommagé ont également été remplacés. Seize autres tronçons
ont été renforcés à l’aide de manchons.
Ce pipeline de 40’’ exploité par la SPSE (Société du
Pipeline Sud-Européen) ne sera remis en service qu’à l’issue d’un test à agréer
avec l’administration.
SPSE a proposé d’effectuer un test de pression hydraulique
qui consiste à tester les canalisations à l’eau à des conditions de pression
nettement supérieures à son usage courant. Cette opération, devrait
prendre trois semaines.
Pendant ces travaux, la SPSE continue les livraisons à ses
clients en optimisant au mieux l’utilisation d’un pipeline secondaire parallèle
de diamètre inferieur, répondant ainsi, aux besoins minimum des raffineries
desservies.
Point de situation du 21/08/2009Point général sur les différentes dimensions liées à l’environnement.La nappe de pétrole :
La
nappe de pétrole a été mesurée et représentée par un expert géomètre :
la surface impactée est de 44.900 M2. Le pétrole en cause est un
Pétrole brut (Russian Export Blend)
Terres polluéesAfin de connaitre dans le détail l’impact de la pollution sur la zone souillée par le pétrole brut,
11 sondages, prélèvements et analyses de terres ont été réalisés sur la zone souillée.
Ces 11 sondages ont été réalisés lors de 2 campagnes de prélèvements qui se sont déroulé le 09/08/09 et le 13/08/09.
Les conclusions de cette expertise sont les suivantes :
1. La couche supérieure de terres est « visuellement » polluée sur une épaisseur de
15 cm environ. Les résultats d’analyse confirme une teneur importante en hydrocarbure dans ces terres
qui n’excédent pas 10%.
2. La couche inférieure de terres « non-visuellement » polluée se situe entre
15 et 40 cm de profondeur. Les résultats d’analyse révèlent une teneur en hydrocarbure
n’excédant pas 3%.
3.
Au-delà de 40 cm de terres, nous sommes en présence d’une couche de «
poudingue » de la CRAU. Sans avoir excavés les 40 premiers centimètres
de terres, nous ne pouvons pas dire si cette couche de « poudingue »
réputé peu perméable a été affectée tout ou partiellement par les
hydrocarbures.
La solution retenue dans l’Arrêté Préfectoral
datant du 13 aout 2009 concernant les « Mesures à prendre en urgence
suite à la rupture de son pipeline de 40 pouces sur la Commune de Saint
Martin de Crau » est le traitement « ex-situ » soit l’excavation des
terres vers un centre de traitement et d’élimination. En conséquence,
un Protocole de Retrait et transport des terres a été mis en œuvre et
validé par l’ensemble des interlocuteurs du Comité de Suivi Technique
et Environnemental.
La solution retenue pour le traitement des terres est le
passage par une aire de stockage temporaire.
Depuis cette aire de stockage, les terres issues des camions seront
analysées et la filière la mieux adaptée à la concentration en
hydrocarbures du chargement sera mise en œuvre.
L’évacuation de
ces terres a débuté ce jour. Le chantier durera plusieurs semaines et
se réalisera toujours dans des conditions de sécurité importantes.
Nappe phréatiqueLa nappe phréatique est située entre 9 et 12 m de profondeur.
Afin
de pouvoir contrôler l’état de la nappe phréatique, un Protocole
intitulé Suivi de la nappe phréatique a été mis au point et validé par
le « Comité de Suivi Technique et Environnemental ».
Ce
protocole consiste en la réalisation de 7 piézomètres dont 4 au
pourtour de la zone impactée et 3 à proximité de la zone des pipelines
au cœur de la zone souillée.
Des campagnes de prélèvements et analyses hebdomadaires vont être effectués sur l’ensemble des piézomètres.
De
plus, il a été acté qu’à la suite d’orages ou d’épisodes pluvieux, des
prélèvements et analyses quotidiens seront réalisés et ce, pendant une
semaine.
En attendant la mise en œuvre des piézomètres, des
prélèvements et analyses ont été réalisés sur des puits en aval de la
fuite dans le sens d’écoulement de la nappe phréatique. Les analyses
n’ont relevés aucune pollution et sont toutes inférieures au seuil de
détections analytiques.
BiodiversitéAfin
de connaitre l’impact éventuel de cette fuite sur la faune et la flore
locale, une étude doit être mise en œuvre dans les prochaines semaines.
Cette
étude comprend une phase de prélèvement des végétaux pour analyse qui a
déjà fait l’objet de la rédaction d’un Protocole soumis à validation du
« Comité de Suivi Technique et Environnemental »
Ce Protocole va être affiné en fonction des commentaires de chacun des interlocuteurs.
La mise en œuvre de ce Protocole ainsi que l’analyse des données va être réalisé par un Bureau d’Etude expert dans ce domaine.
Point de situation du 20/08/2009 16h00Opération de coupe du tubeCette
opération s’est déroulée en présence, notamment, de l’Expert Judiciaire
et de l’Officier de Police Judiciaire chargés de l’enquête.
La mise
en sécurité des installations, primordiale pour assurer la sécurité des
intervenants, a été plus longue que prévue, ce qui a décalé la phase de
réalisation de la coupe.
Sur un plan technique, l’opération
consiste, après avoir isolé le tronçon de tube à déposer en
introduisant des ballons de chaque côté, à réaliser les 2 coupes de
sectionnement de la conduite.
Cette phase de coupe du tube, réalisée
à l’aide d’une machine dite : « coupe-tube », s’est déroulée dans des
conditions de sécurité optimale, sous la surveillance permanente de
sapeurs-pompiers.
L’expert Judiciaire à ordonné le transport du tube
pour en réaliser l’expertise, qui devrait se dérouler dans les semaines
à venir.
Réunion du comité de suivi technique environnemental
La
réunion s’est tenue le 19 août 2009 en Sous Préfecture d’Arles, sous la
présidence de Monsieur le Sous-Préfet et en présence des
représentants des Administrations et Service concernés.
Cette réunion avait pour objectif d’installer le comité de suivi technique et environnemental prescrit par l’arrêté préfectoral.
Cette
première réunion a permis de dégager les axes prioritaires que sont la
surveillance de la qualité des eaux et l’enlèvement des terres.
Une prochaine réunion est prévue le 25 septembre 2009.
Par ailleurs, les travaux d’enlèvement des terres devraient débuter le 21 août 2009.
Un point presse devrait être organisé sur le site demain en fin de matinée ; l’heure précise sera communiquée ultérieurement.
Point de situation du 17/08/2009 18h00L’arrêté préfectoral permettant la mise en œuvre de la dépollution du site a été publié en fin de semaine dernière.
Depuis,
les discussions avec l’ensemble des partenaires se poursuivent pour
finaliser les modalités de mise en œuvre. Une réunion du comité de
suivi technique et environnemental se tiendra en sous-préfecture le
19/08 prochain et réunira l’ensemble des acteurs. Elle devrait
permettre la finalisation de la mise en place du chantier de
dépollution.
Sur le site, plusieurs actions ont été menées :
·
Préparation du site en vue des opérations de décaissement des terres
sur la base des demandes de nos différents interlocuteurs actées à ce
jour, (balisage de la zone, sens de circulation des camions sur le
site, mise en place de bacs récupérateurs sous les camions pour éviter
des pertes d’huile et de carburant, début de mise en tas sur le centre
de la zone …)
· Préparation des travaux pour la
mise en place de piézomètres conformément aux attentes de l’arrêté
préfectoral ; ces piézomètres permettront une surveillance afin de
s’assurer que la pollution ne s’est pas retrouvée dans la nappe
phréatique.
· Préparation de l’opération de
découpe du tube afin d’expertise. Cette opération très délicate se
déroulera dans des conditions de sécurité très largement renforcée en
présence de l’administration judiciaire et des forces publiques qui
protègeront le site.
L’accès sera réservé aux seules équipes devant intervenir, aux experts judiciaires et aux représentants des administrations.
Cette
opération devait initialement se dérouler dans la journée de mardi,
mais les conditions de sécurité n’étant pas réunies, elle est reportée
et prévue pour la journée de mercredi.
En effet, les fortes chaleurs provoquent une élévation du risque d’explosivité.
A la fin de cette opération, nous adresserons un point sur son déroulement.
Point de situation du 13/08/2009 19h00Tout
d’abord et en préalable, nous tenons à réaffirmer que nous avons choisi
depuis le début de communiquer, en toute transparence au fur et à
mesure de l’avancée des précisions sur les données portées à notre
connaissance.
Ce qui explique que les informations chiffrées ont pu être revue en avançant dans l’analyse de la situation.
L’expert
judiciaire est passé sur le site. Nous sommes dans l’attente de son
autorisation écrite pour que ce tronçon de tube puisse être enlevé à
fin d’expertises.
L’arrêté préfectoral permettant la mise en
œuvre de la dépollution du site a été établi. Il est actuellement en
cours de publication ce qui devrait intervenir prochainement.
Nous pouvons espérer démarrer ce chantier de dépollution dès lundi.
En
ce qui concerne les premiers contrôles effectué au niveau des puits de
captage les plus proches, les résultats actuellement en notre
possession attestent de l’absence de trace d’hydrocarbures dans l’eau
de la nappe phréatique.
Dans l’attente des diverses
autorisations administratives et judiciaires, nous préparons activement
avec l’ensemble de nos interlocuteurs, l’organisation des opérations
d’enlèvement des terres souillées et de la réparation.
Point presse
du 11/08/2009 20h00Des
mesurages de la zone de pollution ont pu être établis hier par des
experts géomètres qui ont pu approchés plus précisément la zone polluée.
Un
mesurage a été effectué d’une part par un expert mandaté par SPSE, et
par ailleurs un autre mesurage a été effectué par des représentants de
la Réserve Naturelle.
Nous pouvons annoncer une surface officielle de 49.400 m2.
Ce
chiffre diffère des premiers annoncés vendredi car l’estimation n’avait
pu se faire que de manière très approximative par photos aérienne,
l’approche n’était pas possible.
Tous les efforts se concentrent désormais sur l’organisation des travaux de dépollution du site et de réparation.
Aujourd’hui
un certain nombre de réunions se sont tenues avec la quasi-totalité des
interlocuteurs ou intervenants de ces deux domaines.
Nous
pouvons notamment citer celles relatives à la poursuite de la mise en
place de la dépollution. Les interlocuteurs présents (DREAL, Conseil
Général, DDE, Syndicat de la nappe phréatique de la Crau, experts) ont
travaillé ensemble pour bâtir le cadre de travail de mise en place du
chantier de dépollution. Tous les interlocuteurs ont montré leur
volonté de faire avancer cette étape dans les meilleurs délais, y
compris la Police de l’Eau qui a fermement rappelé sa volonté de voir
une convention signée au plus tôt, le document est en cours
d’élaboration.
Point
Environnement
Point presse
du 10/08/2009
Point général
sur les différentes dimensions liées à l’environnement.
Il est à noter en préalable que l’ensemble des opérations
liées à l’environnement se déroulent et se dérouleront avec l’ensemble de nos interlocuteurs sous
forme de partenariat. Ce partenariat comprend :
* La DREAL (Direction Régionale de
l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement).
* La Police des Eaux,
* La Réserve Naturelle
COUSSOULS DE CRAU,
* Nos experts (ICF ENVIRONNEMENT)
Cette problématique environnementale couvre 3
domaines :
1. Les terres polluées
2. La nappe phréatique
3. La préservation de la biodiversité
Ces trois domaines s’inscrivent dans 2 phases principales de travail :
1. La dépollution
2. La réhabilitation
1. Le
traitement des sols souillés
a. Phase
de dépollution
Cette étape de traitement
a due être traitée avec urgence et doit
être menée dans les meilleurs délais pour éviter toute conséquence
supplémentaire.
Logiquement ce traitement a été réalisé en 2 étapes :
· La première consiste à enlever le pétrole qui a été répandu
sur le sol.
Pour cela des pompes mobiles
équipées de citernes (hydro cureurs) ont
été mobilisées pendant plus de 24h en continu ce qui nous a permis d’enlever
l’ensemble du produit présent.
Le pétrole résiduel qui était à
l’intérieur (fond) de la canalisation a été pompé.
Il n’y a donc plus de pétrole libre sur la zone.
Il reste désormais des terres souillées par le brut.
· La seconde consiste à nettoyer la zone.
Pour cela, 2 solutions de
traitement existent :
* Traitement « in situ » : C’est un traitement sans « décaisser » les terres. Le risque de ce
traitement est de voir le produit s’infiltrer au fur et à mesure dans la couche
de pouding et par la suite d’atteindre la nappe phréatique. Cette solution ne
semble pas très raisonnable eu égard les risques à prendre.
* Traitement « ex situ » : C’est un traitement avec « décaissement » des terres puis dans une
filière extérieure adaptée. Le problème pour la Réserve Naturelle
reste l’agression de la surface primaire qui est une surface protégée.
L’ensemble de nos partenaires se sont mis d’accord sur la
solution « ex-situ », car même si cette solution n’est pas idéale
pour le biotope, elle représente moins de risque.
Afin de confirmer l’épaisseur de sols impactés des
sondages ont été réalisés hier par nos experts en présence de la Réserve Naturelle
en différents points de la zone polluée.
Les résultats montrent qu’au plus proche du pipe, la
hauteur est inférieure à 15 cm,
et au delà d’une distance d’environ 5 m de la fuite, l’épaisseur constatée
est inférieure à 10 cm.
Pour la mise en œuvre de la solution de dépollution
retenue, un protocole avec l’ensemble de nos interlocuteurs, administrations et
le Parc Naturel, a été validé.
Cette phase sera donc mise en œuvre en intégrant
l’ensemble des dispositions (passage de camions, etc.) liées à ce protocole,
ainsi que celle d’acheminement des terres vers les centres d’élimination ou de
traitement.
Lorsque cette phase sera faite, il ne restera plus de
trace de pollution sur le site.
b. Phase
de réhabilitation
En fonction du traitement nécessaire pour les terres (nous
le serons une fois les analyses réalisés) nous verrons s’il est possible ou pas
de proposer pour validation à la Réserve Naturelle la solution de remettre les même
terres seines sur le site en question.
C’est une étape qui s’inscrira dans la durée et nous resterons bien évidemment très actifs et très
présents dans cette phase.
Mais nous nous entourerons de spécialistes car nous n’avons aucune compétence dans ce domaine.
2. Nappe
Phréatique
Comme convenu avec le partenariat Police des eaux, Réserve
Naturelle, La DREAL et nos experts, un suivi régulier de la nappe phréatique
est en cours de réalisation à travers un certains nombre de puits de contrôle.
Ce contrôle fait également l’objet d’un Protocole validé
par les Partenaires
3. Préservation
de la Biodiversité
Afin de s’assurer que cet incident malheureux n’a eu et
n’aura pas incidence sur les faunes et la flore locale un protocole de
prélèvent de la flore va être établit pour analyse.
Enfin nous avons débuté dés ce jour des mesures en continu d’atmosphère qui
nous permettrons de vérifier la qualité de l’air autour de la zone.
Communiqué : Fos sur Mer, le 09/08/2009 18h00Point de situation
Le pétrole libre de surface a été intégralement récupéré sur l’étendue
de la surface.
Le pétrole résiduel qui était dans le fond de la canalisation a été
pompé.
A ce jour il n’y a donc plus de pétrole libre sur la zone. Il reste des
terres salies.
Aujourd’hui, des sondages pour mesurer l’impact de cette pollution dans
les sols ont été réalisés Les premiers résultats déterminent une
profondeur moyenne de 10 cm.
La zone très proche de l’ouverture du pipe (environ 5 mètres) serait
impactée sur environ 15 cm de profondeur, et au-delà de ce périmètre de
5 mètres, la profondeur constatée est inférieure à 10 cm. Ces mesures
confirment nos estimations car d’une part le pétrole épandu est lourd
et d’autre part les sols concernés sont des sols peu perméables.
La méthode de dépollution qui sera utilisée à été validée. Il s’agit
d’un traitement ex-situ, qui nécessite dans un premier temps de
récupérer les terres polluées pour les évacuer dans un second temps
vers des centres de traitement spécialisés.
Un protocole pour mettre en œuvre ce dispositif est en cours de
signature avec l’administration concernée ainsi que les responsables de
la Réserve naturelle. Enfin, d’une part des capteurs vont être
positionnés pour mesurer la qualité de l’air et d’autre part des
contrôles réguliers de la nappe phréatique vont être réalisés aux
alentours de la zone polluée.
Le déroulement de l’enquête ne permet pas encore de procéder à la
réparation.